C'est à peu près 120 piasses la tonne. Grosso modo c'est 80 si tu remplis ton pick-up. Ça, c'est pour la scrap scrap. Pour une scrap qui a de l'allure, c'est plus ou moins 4 piasses la livre. Cop, aluminium. Vous pouvez ben courir les poteaux. Moi, la scrap scrap, ça me plaît.

11.4.14

LE GARS DES VUES



Salut Pierre. 

J'ai suivi ton exemple, j'ai arrêté de fumer.  Ouain.  Mais c'est un détail hein. (Soupir)  Hostie qu'on fait dur.  D'habitude je pense à toi à l'automne, dans le temps de la chasse, mais là j'ai eu une pensée pour toi en ce printemps bien pourri.  J'ai dit à la blague que c'était arrangé avec le gars des vues, crisse, ces élections-là.  Mais le gars des vues, vois-tu, ne s'est jamais pointé. 

Tu ne l'aurais pas vu, kek' part dans ton boutt'?   Parce que ça me turlupine sérieusement. 

C'est pas drôle, notre affaire.  Si tu le vois, dis-lui que j'ai deux mots à lui dire.



2.3.14

FAIRE SA NUIT



Y'en a qui grincent des dents, comme je disais chez Gom.

Eh bien moi.

J'écoute.






3.2.14

GONE, GONE, THE DAMAGE DONE

Philip Seymour Hoffman.   1967-2014. 
 
Ça m'a fait de quoi quand j'ai lu la nouvelle.  Dommage.  Et triste.  Je l'aimais bien, lui.  Il avait une de ces voix.
 



30.1.14

GUS, OU L'ESSENTIEL

Coltrane.
 
Ça me fait penser à un certain Gus okay, mais ça me rappelle surtout un film de Groulx. Je préfère ça, remarque. L'un possède un poster tout de bleu sur son mur de chambre à coucher; l'autre est gravé à tout jamais dans un film marquant. Le chat dans le sac. Un morceau original de John Coltrane.  C'est pas rien. 



Me semble que ça nous ramène à l'essentiel.

7.1.14

NUAGES SUR LA VILLE


Naaaaon, je n'irai pas, pour ma seule journée de congé de la semaine, faire du ski de fond à moins trente dans le Palais des Glaces qu'est devenu le Québec en moins de quarante-huit heures.  Je préfère rester au chaud avec ma doudou quétaine en sherpa (voir ici-bas), et me mater un bon film déprimant à souhait.  C'est une qualité hein, à mon humble avis.  Un bon film déprimant.  C'est authentique, humain, ça joue comme du monde, la direction photo est soignée mais pas outrancière, ça a du sens, du senti, et la personne qui se trouve derrière veut dire quelque chose.  Et ce quelque chose-là demeure même après la fin du générique.  Je  ne devrais peut-être pas évoquer « déprimant », combiné à « à souhait», tsé, parce que ce n'est pas tout à fait ce que je cherche à dire.  Mais vous êtes intelligents et vous savez où je veux en venir.  Anyway.
 
Y'a un Robert Morin qui se dandine sur un ballon de gymnastique et un Jean-Pierre Lefebvre qui joue à la Wii.  Juste pour ça, c'est grandiose.  Mais c'est pas juste pour ça. 
 
C'est un maudit bon film. 




















Nuages sur la ville (Simon Galiero, 2009)






24.12.13

UN BEAU TEMPS DES FÊTES

 
 
 
Et une 2014 mémorable, féconde et remplie de belles affaires!
 
 
Becs.
 
 
 
 

1.12.13

ONE SHOT


Si vous ne l'avez pas vu ce film, eh bien.  Vous devez le voir.

 


Le genre de film qui marque.  Quand on reste bouche-bée durant le générique de fin.  Et dans la douche, une heure après.  Et quand ça nous réveille en pleine nuit, avec des images plein la tête, des heures après. 

Et qu'on se dit : « Ouain.»





The Deer Hunter (Michael Cimino, 1978).




25.11.13

Mahalangur Himal, granite et numéro de téléphone

J’avais les pulsations cardiaques à fond dans le plancher flottant, et ça grimpait dans les murs de lambris comme des traînées de poudre de charbon, salpêtre, soufre et souffre. J’avais maintenant dix jours pour me faire à l’idée, après tous ces longs mois d’attente. Pas de piétinage dans le fossé, ni de faux-semblants entre les deux. Ma santé mentale s’est dressée devant moi comme une Reine sortie tout droit de l’Apocalypse, et je n’ai pu faire autrement que de m’incliner.

Je me suis sentie haute comme le Mahalangur Himal et pesante comme l’équivalent de six millions de tonnes de granite. Il tapochait sur l’ordinateur, à me fabriquer une facture en bonne et due forme.  Il a tourné la tête en ma direction, l’air content. Il souriait comme un enfant espiègle. Gros smile cute.



We barely remember who or what came before this precious moment
We are choosing to be here right now. Hold on, stay inside
This holy reality, this holy experience
Choosing to be here in

This body. This body holding me. Be my reminder here that I am not alone in
This body, this body holding me, feeling eternal
All this pain is an illusion

Alive, I

In this holy reality, in this holy experience. Choosing to be here in

This body. This body holding me. Be my reminder here that I am not alone in
This body, this body holding me, feeling eternal
All this pain is an illusion






10.11.13

PREMIÈRE NEIGE




LES COUPS DONNÉS

Tous ces coups donnés
les coups qu’on se fait
dans la lumiere vide
du plus-que-parfait.

Les coups qu’on attend
les coups jamais dit et
l’amour qui résonne
quand on aime personne.

Tous les coups dans l’eau
l’eau goûte l’eau salée
sur le manteau de peau
du prêt-à-porter.
 
Tous ces corps coupables
qui brûlent dans les bars
qui dansent dans leurs corps
et caressent leurs plaies
d’en dedans en attendant
la pluie.

Tous ces corps si coupables
si inutiles et si laids
font chanter leur sang
pour un peu de paix.

Tous les coups données
sur notre savoir-faire
nous redevenons roche
nous redevenons terre.

Tous les coups gagnés
à la sueur du pain
nous mettons la table
pour les affamés qui
n’ont plus de mains.

 
DESBIENS,Patrice.  Pour de vrai.   L’Oie de Cravan, 2011, 60 pages.

***

Hum.

C'est beau.
C'est beau comme la première neige.

Soixante pages.  Alors qu'on en voudrait davantage.
On voudrait que ce soit blanc tout partout tout de suite.
On en voudrait plus.  
Tant qu'à y être.
Tsé.

C'est beau sans bon sens, pour de vrai.

Et y'a que ça qui compte vraiment.