C'est à peu près 120 piasses la tonne. Grosso modo c'est 80 si tu remplis ton pick-up. Ça, c'est pour la scrap scrap. Pour une scrap qui a de l'allure, c'est plus ou moins 4 piasses la livre. Cop, aluminium. Vous pouvez ben courir les poteaux. Moi, la scrap scrap, ça me plaît.

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23.7.18

TUT-TUT-TUT


Il y a quelque chose de divertissant à observer une Zamboni faire son oeuvre sur une patinoire.  C'est à ça je pensais aujourd'hui.

Ça c'est comme apprécier les ustensiles pesants ou le son que produisent des pneus à clous, l'hiver.  Ou le concerto d'une main qui fouille dans un étui à crayons.  Ou des doigts fébriles qui affrontent un emballage à bulles. Weird, mais apaisant.

Mais là je me sens comme quand je passais devant les pochettes des Face à la mort au club vidéo de mon quartier.

Pas full ben.





Le dernier de Guillermo Del Toro. 

Du pur à l'état aussi pur, ça remue.



Ouain.



25.5.13

OH PLEASE LET IT RAIN TODAY



Des revues Motor Trend. Men’s Health. Un journal vieux d’une semaine. Un pot à fleurs recyclé en poubelle. Des gobelets à café, des mouchoirs, des factures chiffonnées. Un vieux distributeur d’arachides, à vingt-cinq cents la poignée. D’un rouge pompier. Une affiche laminée de l’Office de la protection du consommateur du Québec, dont la police et le coloris jaunâtre laissaient deviner son âge avancé. Le tarif de la main-d’œuvre, au point deux, avait été rectifié à l’aide d’un bout de ruban adhésif en tissu de couleur crème et d’un gros crayon feutre noir indélébile. L’inflation, sans doute. Une boîte de barres de chocolat, qui était posée à même la bouteille de dix-huit litres du distributeur à eau, encourageait une quelconque œuvre de bienfaisance. Des scouts, des handicapés. Personne ne remarquait.

Personne n’en achetait de toute façon.

 

31.12.09

2010

2010.

Vous trouvez pas que ça commence à sonner Sci-Fi?

Évidemment, je vais continuer à écrire «2009» jusqu'au mois d'octobre. Je vais scraper des chèques de loyer, je vais mettre du liquide correcteur grumeleux sur mes impôts, biffer, barbouiller, et je vais me dire c'est moi ou c'est plus long écrire «2010» ? Quand on écrit en lettres attachées, le «2010» a presque l'air d'un «2070». Je le sais, je l'ai essayé ce matin. Et ça m'a troublé.

Ouain.

Ça fait que vivons, sacrebleu!

Encore de la Bottine Souriante? Ben oui. Pourquoi? Parce que ça me tente. Okay? Ça me tente de temps en temps. Pas juste pour le jour de l'An. Surtout celle-là.

À vous tous, beaux et belles, je vous souhaite une 2010 remplie de moments précieux.


15.2.09

NÉVASSE ET PLEXIGLASS


Dans la station de métro Montmorency ils ont démanché les portes tournantes. Y reste que des chancels en plexiglass, des cloisons semi-circulaires. Éviscérées. Go with the flow que c’est écrit en grosses lettres floues. Pis on parle de gros flow, là. Faut que ça rentre et que ça opère. Pas le temps pour du goutte à goutte humanoïde pendant les heures de pointe : le métro avale le monde comme un gus gourmand qui desserre sa mâchoire dépressive en dessour d’un vinier Caballero de Tchillé. Trois quatre Gravol pour limiter les dégâts, deux trois Advil pour contrer le mal de bloc à venir (car il viendra) et quelques litrons de névasse passke kesse tu veux on s’hydrate comme on peut. L’été, c’est la sueur des corps qui transpirent à grosses perles adipeuses, les bouteilles Nalgene remplies de Saint-Laurent chlorée, les murs qui écument, la crasse, la corne, les couloirs calleux et les cors au pied, comme une crèche immense isolée à la mousse de polyuréthane pulvérisée. Du pus caillé. C’est quoi ce bruit-là, l’eau d’un crique? Et on se demande d’où elle vient et où elle va, sans penser une seconde que les trains régurgitent leur bile souterraine d’éternel lendemain de veille. Ils rêvent de quais et d’écho comme il s’en fait partout ailleurs, de lumière jaune et de nuits noires. D’aération sans grilles ni compresseurs.

Sur la guérite du gars qui m’a arnaqué de trois piasses pour rentrer sur l’île, y’avait une note manuscrite scotchtapée bien en évidence. Ouaip, que je me suis dit, les wagons vont être pleins. Pleins de quoi? Ça, je pourrais pas vous dire.






* * * * *
P.S. Pour Héléna

8.1.09

FACTEUR RHÉSUS ET COLLAPSUS



J'ai comme un goût d'acier dans' bouche. Faudrait que j'aille donner du sang.

15.11.08

LES MOUCHES VOLENT CROCHE

Banc de parc, cinq heures moins vingt. Je prends l'appéro dans un verre Tupperware pendant que le soleil se couche. Il fait ça drôlement vite, que je me dis. Bah. Au pire, j'ai ma tuque. Le terrain de pétanque est tapissé de feuilles mortes, les mouches volent croche, et des chiens se reniflent l'anus. Plus loin, un gars se pratique au lancer du javelot. Avec un bâton d'hockey. Y'a l'air saoul, borderline ou déprimé. Peut-être ben les trois en même temps. Un café, une rôtie! qu'il clame en poursuivant son chemin. Deux pas, un lancer. Ramasse. Garroche encore. Et s'en va. Journée morne et ordinaire. L'ai commencée à quatre pattes à vomir de l'ibuprofène, ai lavé les chiottes comme si ma vie en dépendait, et là, je sors ma tuque parce que c'est pas chaud. C'est pas chaud, mais on est ben. Paraît que je suis plus gentille quand j'ai mal au ventre. Pfft.

13.9.08

TAG BUREAU


Le papier de toilette y est. Le Papermate flexigrip aussi. Mais la bouteille de Jack, je l'ai laissée sur la pannetray de la cuisine. J'aurais eu l'air d'une bois-sans-soif de vendredi souère, comateuse su'l divan, la bouche ouverte. Une Ibuprofène woman (c'est moi qui fait rouler la compagnie, j'en mange cinq par jour pour m'éviter des migraines ophtalmiques) un lendemain de veille, et qui a rêvé à de l'eau potable toute la nuit durant.

La tite photo carrée qui se cache derrière l'écran, sur le tableau de liège, c'est moi à la maternelle. Ma première carte d'identité. On devait l'accrocher à côté de l'activité convoitée. Gouache, bricolage, tag. Dans ce temps-là, je ne pensais pas à ma prescription de Champix qui dort à la pharmacie, ni à mon acolyte Jack qui vit sur du temps emprunté. Je me contentais de ne pas avoir de factures à mon nom, pis je courrais de toué bords avec ma tite carte plastifiée.


C'est plus fin que la tag barbecue, et moins pire que la tag noire (quelqu'un se souvient de ça, la tag noire?). M'dame Mcdoodle m'a fait signe alors v'là mon bureau - que je partage avec l'exiguïté du salon d'un appartement gros comme ma yeule qui a été bâti en dix neuf cent tranquille à Montréal. M'en va sacrer mon camp de c'te ville-là, moi, mais ça, c'est une autre histoire. Dans quelques années - je m'en donne deux ou trois, je posterai peut-être une photo de mon nouveau bureau. Il sera à même une galerie de deux par quatre défraîchis, le chien endormi sur la troisième marche, de la mauvaise herbe un peu partout et le premier voisin à 20 kilomètres au sud. Pis si il faut que je porte une veste orange fluo dans le temps de la chasse quand je me promène sur mon terrain, vas le faire.