C'est à peu près 120 piasses la tonne. Grosso modo c'est 80 si tu remplis ton pick-up. Ça, c'est pour la scrap scrap. Pour une scrap qui a de l'allure, c'est plus ou moins 4 piasses la livre. Cop, aluminium. Vous pouvez ben courir les poteaux. Moi, la scrap scrap, ça me plaît.

10.2.12

SOUVENANCE


À fond, c’est à la brunante du dernier jour. Quand on se fabrique un café. On sait que c’est le dernier. Il goûte bon. On lance les dernières graines de tournesol au même endroit parce qu’on avait pris l’habitude de le faire à chaque matin, et puis parce qu'après tout, le dernier des matins demeure tout même un matin.  Alors on s’assoit tranquille avec sa tasse Thermos, et on regarde partout sans dire un mot. Le vent minouche les feuilles des arbres pendant qu'on espère voir un petit ami retontir une dernière fois.  On garroche un reste de carottes, pour doubler nos chances. Jos le lièvre, genre. Ou Jos n'importe quoi.

Anyway.  Faudra commencer tranquillement à ramasser. La corde à linge, le linge, la vaisselle. On annonce de la pluie, on n'est pas fous, tsé : on va garder les bâches en dernier. C'est un peu humide, fait qu'on se fait un feu.  Le dernier.  La veille, on a brûlé toutes nos bûches sauf deux ou trois.  Pour le lendemain. Au cas où.  Durant le séjour on s’était fait une petite corde de bois abriée d’un matelas de plage percé.  Qui finira aux vidanges. 

« Toute bonne chose a une fin », on la déteste celle-là.  Trop déprimante.  Et on enchaîne en allant chier.  On sait qu’à notre retour les graines de tournesol ne seront plus là.  Ni les carottes d'ailleurs.  Enfin, sûrement.  Les Jos sont sauvages, ils attendent toujours qu'on ait le dos tourné.

Et dans quelques heures, ce sera notre tour. De ne plus être là. Comme les graines de tournesol, les carottes et tout le reste.


29.1.12

NUMÉRO ONZE












J'ignorais tout de la splendeur - même de loin et dissimulée derrière grille frontale, mentonnière et attirail réglementaire - j'ignorais tout de la splendeur d'un sourire Peewee suivant son premier but égalisateur.




Mais je t'avertis tout de suite buddy, je paierai pas mon siège trois cents piass' pour aller te suivre au Centre Bell.  Tu me fileras une passe de saison, okay?




16.1.12

J'AI PRIS CONNAISSANCE DU CONTENU DE CET AGENDA

Quand ça arrive, je l’attends – et l’entends aussi – depuis une bonne trentaine de pages disons, cette mélodie affligeante d’une morosité sans nom. Quand je commence à remarquer qu’il en reste pas mal moins qu’il en restait. Je me doute bien du feeling qu’elle impose, de sa portée, de l’air et de sa chanson, mais je ne la sens pas tout à fait. J’anticipe len-te-ment, comme un tiraillement sourd qui s’accentue au fil des paragraphes qui s’ajoutent. Alors je me fabrique un café. Ou me verse un verre de quelque chose. Regarde dehors. M’allume une clope. Enlève mes bas. Ajuste le coussin. Redresse le dos. Flatte Léo.  Je sais que ça achève.  Ça goûte bon, et triste en même temps. 

Et puis, bang! C'est la fin.  Je reste plantée là comme une conne à tenter d’étirer le moment, à prendre doucement conscience des choses qui m’entourent et que j’ai ignorées pendant ixe temps, ouais, ça m’écoeure, furieusement, mais c’est bon en même temps. Je goûte parce que j’ai goûté et que ça goûtait bon. Puis je redescends. Tranquillement pas vite. Je quitte l’espace clos qui s’était créée entre l’objet et mes mains. Ça sent la conjugaison à l’imparfait, mais encore l’authentique et le bien senti. Pour longtemps.  Pour toujours?  C’est de même à chaque fois que je finis un livre qui m’a plu.

Déprimant, grisant et obligatoire.

Jusque-là vous suivez? Je parle de deuils, crisse. Du deuil de la première lecture. Pas la deuxième, ni la troisième. La première. Du feeling à vif. De la découverte. De la première prise. Moteur. Paluches, iris, aorte. Aaction.

Je pense que je l’ai acheté le jour de sa sortie. Ou le lendemain. À 'oliette. Un seul exemplaire, toé chose, j’étais-tu contente de l’avoir? Classé dans « Roman », moi qui cherchais désespérément la section « Romans québécois ». Ben crisse, y’en avait pas! Je suis repartie avec mon exemplaire sous le bras, et j'avais hâte d’en entamer la lecture au plus vite. Vite, vite, mais pas trop vite. Quand j’y suis retournée une couple de jours plus tard pour y acquérir Pour de vrai de Desbiens, là, j’y ai vu une table-pyramide entière, yes Sir!, oui Madame..., ouais – une belle montagne orange pétante. J’étais contente.

J’ai commencé par le tordre un peu. Et écrire mon nom tout croche sur la tranche. J’aurais pu l’écrire ailleurs hein, je m’en suis rendue compte quelque pages plus loin quand j’ai vu un truc formel qu'on retrouve habituellement dans les agendas scolaires : Identification de l’élève. Mais je sais pas, ça m’a semblé louche.   Et puis je n’écris pas dans mes livres. Je les tords, okay, mais je ne barbouille pas dedans. Et non, je n’ai pas signé sous J’ai pris connaissance du contenu de cet agenda. Ça me semblait louche aussi…

J’ai souri, et ce n’était pas la dernière fois que j’allais sourire. La Solde de McComber nous fait rire, ouais. Mais jaune, la plupart du temps. L’idée originale de la structure de l’agenda, des dessins à colorier, des pensées du mois, des citations en exergue… Ça suppure et irradie à la fois, c’est cru et authentique et humain et noir, mais c’est de la douceur qui grince et une sensibilité qui fait réfléchir.

Réfléchir.

La Solde est un roman à lire. Point. Barre.

« Samedi. Quand je me réveille, il fait soleil. Je regarde l’heure. J’ai peine à ouvrir les yeux. Chaque jour, ma tête tente de me couper l’accès au monde extérieur. Mes paupières se givrent de gâteaux grisâtres, mes oreilles s’emplissent de crasses nauséabondes, mes narines s’obstruent de déchets durcis, ma gorge s’enroue de substances collantes. Je dois constamment nettoyer tout ça, sans quoi, un de ces matins, je ne pourrai plus sortir. Je suis pourchassé par un inexorable rouleau compresseur. » p.61.

J'sais pas pour vous autres, mais moi ça me fait réfléchir.


La Solde
Éric McComber
Éditions La Mèche
2011
Format souple ISBN : 978-2-89707-000-7
Format :12,4 x 19,3 cm
232 pages

22.12.11

TRADITION



Joyeux Noël, y'all. 
Et une 2012 qui rocke. 
Pas une année qui soft-rocke, là. 
Une année qui rocke genre double pédale.
Double pédale, mais avec une certaine harmonie dans la voix.
Pas du gros criâge, tsé, juste quelque chose qui fesse comme ' faut. 
J'suis-tu entrain de faire
une pyramide avec mon billet
 du temps des Fêtes, moi là? 
Ben non, c't'un petit sapin de Nowell.

18.12.11

OOOH YEAH X 3



Yeah!  Good news :  Gom est busy, busy...

Héhé!



Crédit photos : Guillaume Pâquet

5.12.11

FAIRE À SEMBLANT

J'ai pas envie de vous compter des menteries.  De faire à semblant.  C'est pas mon genre.  J'essaie de me le rappeler à chaque jour.  À jeun ou pompette.  Éveillée ou endormie.  Le matin, le soir, la nuit.  Dans mon char, dans mon lit.  Quand je m'arrache la peau des doigts, quand je brasse une soupe aux lentilles.  Quand je suis sur la bol ou quand je barre la porte avant de m'en aller.  Quand je mets le recyclage au chemin ou bien la musique à fond.  Quand j'abaisse le drapeau de la boîte à malle ou mon bas de pyjama avant d'aller dormir. Quand mon chat veut sortir.  Ou entrer.  Ou sortir.  Quand je me sens seule.  Perdue.  Ou contente.  Quand je colle des post-it dans un bon livre ou que j'allume la lumière du porche, au cas où.

J'ai manqué Éric, misère, mais je n'ai pas manqué La Solde.  J'en reparlerai. 

Et de ça j'en reparlerai sûrement, aussi.  Un moment donné.


En ce moment, je ne suis pas un gars bien amusant.  J'espère que ça ne te dérange pas.  J'espère que la prochaine fois que je t'écrirai je serai plus joyeux.  D'une certaine façon il est facile d'être joyeux.  D'accord, en ce moment je suis joyeux.  C'est bête de ne pas être joyeux.  C'est inutile.  C'est comme les moustiques et les boutons.  


Falardeau, un très mauvais ami - Lettres à Léon Spierenburg, Lettres traduites et présentées par Jean-François Nadeau, Lux Éditeur, Montréal, 2011, p.43.


30.11.11

CHECK ENGINE



Nous éprouvons, ma machine et moi, quelques difficultés techniques qui devraient rentrer dans l'ordre (ou les ordres, tiens) tranquillement pas vite.

J'ai failli oublier mon mot de passe, hé hé.

Sinon, j’ai passé l’automne à kicker du blé d’Indes en running shoes pleins de terre - pis je vais sûrement passer l’hiver à en faire du pop corn. Un par un. Je suis un peu en retard din' nouvelles pis dans le zyeutage, mais ça devrait reviendre sous peu. Avant les Rois. Mes trente-trois ans. Ou la prochaine apocalypse.


Ajout : Ah ben tabarnak.  Pour que le piton Publier daigne fonctionner, on me force à utiliser la nouvelle interface de BloggerBidule. 

4.10.11

MAUDIT SAUT

Dans l'ordre habituel : Réjean, Andrei, Wilfrid, Atanase et Steeve.


Ils sont venus se présenter à moi avant hier pendant que je décrochais mon linge de la corde à linge (pour éviter de rentrer des bébittes en dedans je claque trois, quatre fois chaque morceau dans le sens du vent, ça les fait revoler genre, et j'ai entendu un gros shhhhhhwooooufffff-shhhhhhhwooooufffff, c'est là que je me suis retournée). J'ai fait un maudit saut. C'est le plus vieux qui a parlé en premier. Celui avec des tatouages sur les bras. D'ailleurs ça s'entendait que c'était le plus vieux. Il m'a dit :

—Si 'hama' t'as des problaïmes, tu viendras nous wouère okay.

Ça valait la peine que je lâche mes débarbouillettes. Un autre a enchaîné (il avait une voix de femme, mais j'ai su par après qu'il s'appelait Steeve) en lâchant un petit «On veut pas déranger» tout doux, avec des petites notes aiguës (rectification-mon-cul).  Ils faisaient allusion à quoi, je comprenais pas.

* * *

Le trente et un, c'est pas tu-suite.  J'ai pas affiché mes âneries sanguignolantes encore.  La première fois en quinze ans.  Que je veux en mettre, je veux dire.  On m'a dit que ça runnait pas ben ben dans le boutte, ça m'a déçu, moi qui avais prévu un masque de terreur avec un t-shirt BOOOO.

Mais euh.  Okay anyway, guys. 

C'est quoi, vos petits noms?


18.9.11

RIEN QU'À VOIR ON VOIT BEN












Elle a mangé un champignon et — sauf notre respect — elle a vomi.
Jules Renard, Journal, 1894-1904, ABU, la Bibliothèque universelle

Je bosse de temps en temps avec des champions et des parasites, et peut-être éventuellement avec des champignons, des champions du champignon je veux dire, des pros de la mycologie. Sous toutes ses formes et toutes ses forces. Du plus comestible au plus isolé. Ça dépend de comment on regarde ça. Et puis ça reste à voir. Parce que comme dirait l'autre, on n'a pas tout vu.

Parlant de voir ou de ne pas voir, j'ai pus de tévé. Kaput. Les trois, quatre chaînes que je réussissais à capter de peine et de misère avec mon antenne à oreilles de lapin ne me manqueront pas. Câble, convertisseur? Nan. Le Net me contente. Cut the crap.

À ce sujet, je ne peux pas ne pas publier le texte de VLB. Je me délecte de lire des mots francs et justes, et me désole du reste.

Opinion - J'aime moins la télévision qu'avant
Lettre d'opinion par Victor-Lévy Beaulieu
TROIS-PISTOLES, QC, le 18 sept. 2011

J'aime moins la télévision qu'avant. Je trouve qu'elle ressemble à ce qui est survenu à la Ligue nationale de hockey quand celle-ci s'est lancé dans une expansion déraisonnée, avec le résultat qu'on connaît : un sport qui n'en est plus un parce qu'animé par un trop grand nombre de joueurs sans véritable talent qui se servent de leur bâton de hockey comme d'une arme et de leurs corps comme d'un char d'assaut. Une violence toute américaine dont l'accomplissement parfait est celui de tous ces sports dits extrêmes où l'on voit des hommes et des femmes encagés, se frappant de coups de poing et de coups de pied, au grand plaisir d'une foule devenant hystérique quand le sang jaillit.

J'aime moins la télévision qu'avant. Depuis la multiplication des chaînes et sa concentration entre les mains de quelques propriétaires, on ne peut plus parler vraiment de qualité : le petit écran est devenu un gigantesque fourre-tout dont la médiocrité saute aux yeux dès qu'on a le courage de passer une journée devant son téléviseur. C'est que la télévision ne pense plus guère, elle se contente de plus en plus de réfléchir comme un miroir ce qu'elle croit que la société est devenue : un ramassis de faits divers que rien ne relie entre eux, sinon la bonne conscience de ses animateurs qui croient qu'en agissant ainsi, ils vous apportent la démocratisation de la télévision. Tout le monde y a désormais droit de parole, et davantage ceux qui sont tordus que les gens de santé, davantage ceux qui sont malades, paumés, imbéciles, détraqués ou devenus légumes que les citoyennes et les citoyens débordant d'un trop-plein de vie.

J'aime moins la télévision qu'avant. Je trouve qu'elle est devenue bien tonitruante : même ceux qui animent les bulletins de nouvelles ne cessent pas de me crier par la tête. Et que dire de tous ces animateurs de foules qui croient qu'un quizz et qu'un show dit de variétés ne peuvent pas exister sans qu'on ait toujours les baguettes en l'air et la voix à l'avenant!

J'aime moins la télévision qu'avant. Et moins aussi les chroniqueurs qui ont pour métier de me parler d'elle. Ils n'en ont plus que pour le vedettariat : un pet d'André Angelil, la désintoxication d'Éric Lapointe, le divorce des uns et le rabibochage des autres, Danny Turcotte qui joue le fif auprès d'André Boisclair et Guy A. Lepage qui fait une montée de lait, c'est maintenant ce qu'on appelle de la nouvelle et le bon peuple doit en savoir le long et le large. C'est que le monde des vedettes et celui des chroniqueurs forment une société fermée, qui ne s'adresse plus vraiment au monde, mais à elle seule.

J'aime moins la télévision qu'avant. Parce que les émissions dites sérieuses sont devenues les laissés-pour-compte du petit écran. On n'en parle pour ainsi dire jamais. Par exemple, La semaine verte célèbre cette année la quarantième année de son existence et ses concepteurs ont produit quatre merveilleuses émissions qui nous montrent, non seulement son évolution, mais celui de toute la société québécoise. Aucun de nos chroniqueurs n'en a dit un mot. Il en va de même pour Découverte, Planète science, Super science et la plupart des grands reportages que diffuse la chaîne RDI. Qui sait ce que sont Les agents du changement, une formidable série sur l'écologie, le développement durable et cette transvaluation de toutes les valeurs qui fut si chère à Friedrich Nietzsche?

J'aime moins la télévision qu'avant. Ses archives sont pleines de trésors, qu'on aurait grand intérêt et grand plaisir à revoir. Mais ça demanderait du travail, donc de l'argent à investir, et nos grands diffuseurs ne veulent ni de l'un ni de l'autre. Pour la centième fois, on a droit à Scoubidou, à Ma sorcière bien-aimée, à C.S.I. Miami, à La petite maison dans la prairie, à Beverly Hills ou à FBI, flic ou escroc. On peut désormais passer toute sa journée devant son téléviseur à ne voir que ce qu'il y a eu de moins bon à la télévision américaine des années 1960 à 1980.

J'aime moins la télévision qu'avant. On y parle de moins en moins bien notre langue, on l'écrit comme si elle ne nous appartenait déjà plus. Sur ces fils de presse qui défilent au bas de nos petits écrans durant les bulletins de nouvelles, on y fait une faute à tous les cinq mots et personne ne semble s'en préoccuper étant donné que ça ne cesse pas de passer et de repasser inlassablement.

J'aime moins la télévision qu'avant. Depuis qu'elle n'est plus nationaliste, mon être identitaire s'y perd. Dans certains bulletins de nouvelles de la télévision de Radio-Canada, pas moins du tiers qui s'y dit l'est souvent en anglais, puisqu'on n'y traduit plus rien. On peut bien élire dans le comté francophone de Berthier-Maskinongé une unilingue anglophone et l'y accueillir à bras ouverts : n'est-elle pas le nouveau rêve qui nous habite depuis que nous ne sommes plus nationalistes parce que nous avons mis au vestiaire notre être identitaire?

J'aime moins la télévision qu'avant. Tandis que le rêve américain s'effondre, nous importons des États-Unis de plus en plus d'émissions et de films dont on ne prend même plus la peine de traduire les génériques ni les titres (par exemple, The Price is Right). Avez-vous regardé une seule fois Qui perd gagne, cette émission sur des obèses étatsuniens qui sont récompensées quand ils maigrissent et punis quand ils ne maigrissent pas? Au-delà de toute indignité c'est!

J'aime moins la télévision qu'avant. Les publicités, notamment sur la bière, me rendent honteux. Non seulement on y représente toujours la femme comme un objet à consommer au même titre que le houblon, mais la firme Sleeman, sous le prétexte de nous raconter les commencements de la brasserie, nous amène dans le Chicago d'Al Capone, mitraillettes et tueries à la clé. Ce n'était pas bien, nous dit le commentateur de la chose, mais quelle bonne bière cela nous a donné! Mais il y a pire. De plus en plus, notre société se sert des enfants pour mieux vendre ses produits. Je pense notamment à cette publicité qui nous montre un tout jeune garçon qui nous vante la voiture qu'il vient d'acheter et qu'il considère comme sa maison, y jouant, toutes portières accessibles, sans qu'on exerce la moindre surveillance auprès de lui.

J'aime moins la télévision qu'avant. On y privilégie les films américains et les films québécois qui leur ressemblent. Sauf exceptions (celle d'André Forcier notamment), je ne trouve maintenant qu'une différence entre le cinéma américain et le nôtre : alors que le drapeau américain flotte partout et souvent dans tout film hollywoodien, on ne voit jamais le fleurdelisé dans notre cinéma. Rien d'autre qu'un hasard?

J'aime moins la télévision qu'avant. Parce qu'elle ne nous invente plus, elle nous évente. Parce qu'elle ne nous invente plus, elle nous éventre. De quoi comprendre que mon nationalisme et mon être identitaire en saignent comme cochon qu'on égorge.