C'est à peu près 120 piasses la tonne. Grosso modo c'est 80 si tu remplis ton pick-up. Ça, c'est pour la scrap scrap. Pour une scrap qui a de l'allure, c'est plus ou moins 4 piasses la livre. Cop, aluminium. Vous pouvez ben courir les poteaux. Moi, la scrap scrap, ça me plaît.

16.7.11

HEIN?

J'ai ri jaune quand j'ai lu ceci.

Parce que moi aussi tsé, à l'aide de mon soooo precious cellulaire, j'ai capté des images du show...

— Checke les deux mongoliens en avant. Ça tape des mains pis c'est même pas en rythme.
— Hein?

Ah pis pendant qu'on y est, j'hayis ça les HEIN. Me semble qu'on peut dire autres choses que HEIN, non?

Pardon? Qu'est-ce que t'as dit? J'ai pas entendu, peux-tu répéter?

HEIN? HEIN?

J'hayis ça pour tuer, les HEIN.


5.7.11

LES VACHES



C'est comme dans les films d'épouvante : le blé d'Inde à vaches va grimper à six, sept pieds. Je ne verrai plus les voisins. C'est ce que le proprio a dit. Mais je ne les vois déjà pas, mes voisins. Ils sont flous dans un brouillard de mouches à vaches.

Les vaches, les vaches, c'est à croire que tout tourne autour d'elles. Et pourtant y'en a pas. Pas proche du moins. Y'a Jos-le-Coq qui s'excite jusqu'à deux heures de l'après-midi, des corneilles qui te lâchent un méchant wack aussitôt que Ze Matou s'élance furieusement vers eux, j'ai vu un seul écureuil depuis que je suis ici, weird hein, ah pis zéro marmotte, apart celle que j'ai vue plus loin, écrapoutie au beau milieu du chemin. Ça m'a fait de la peine, c'est ben certain. Je suis attendrie comme un steak manié par le boucher : plein de petits trous qui laissent passer l'air.

L'air.


Ouain.


20.6.11

UNE ÉVIDENCE, J'VEUX DIRE



— J’suis pas du monde, pis y’é pas du monde. Fait que ça manque de monde pour jaser, ça, tsé...

Dit de même. Fallait que ça sorte de sa bouche pour le devenir. Une évidence, je veux dire. J’ai jeté un œil sur mes affaires, l’air de rien, l’air d’être préoccupée, prise par autre chose, n’importe quoi, mais je n’avais d'autres choix que de lui donner raison. Le gros bon sens. Tragique. Il a regardé ses doigts pendant quelques secondes, s’est arrêté sur une cuticule tentante sur le pouce, a tenté de la réduire en miettes avec l’ongle de son index. Il a réussi. Puis il a poursuivi brièvement :

— Ouain.


Il est parti.

J'ai fait pareil.

29.5.11

CONFESSION

Bon, je m'en confesse. Quand j'accroche sur une toune c'est quasi maladif, je peux être deux semaines à l'écouter en boucle sans m'écoeurer. Pis à mon avis y'a rien de pire que se s'écoeurer à faire quelque chose. Rien. Fait que je l'écoute, j'aime ça, pis that's it that's all.




Y'a fait soleil cet après-midi, heille, c'est pas rien.

25.5.11

À MOI DE MOI, ET À MOI POUR VOUS AUTRES

Chanson reprise par un paquet de monde et c'est peu de le dire, de Bonnie Tyler à Bon Jovi, en passant par Patti LaBelle, les Backstreet Boys, awigne-ah-han, et ce, sans compter l'immensurable nombre de chanteuses qui souhaitent grimper la note et qui hésitent entre celle-là ou la notoire Amazing Grace.

Mais ça demeure à mon avis une maudite belle chanson.



En tout cas c'est ben dur de s'empêcher de la fredonner.

Pis ça fait du bien par où ça passe.

21.5.11

SAFE SEAL, PEROXYDE 3 % ET BLACK VELVET

Je serais due pour un réaménagement de bloye, à tout le moins un petit rafraîchissement, un petit ménage printanier dans' cour, tsé, quek' chose. Mais ça va attendre un ti peu. Les lilas fleurissent, ça verdit de tou'é bords tou'é côtés, et ça se promène en gougoune pendant que moi je m'arrange pour ne pas être SDF le jour de la Saint-Jean. À manger mou en paquetant mes affaires, scotch au poing et médocs pas loin. Je vous lis. Et ça m'apaise. Ça me fait sourire. Pas trop hein, parce que ça tire. Dans quoi, un mois, je serai partie d'ici, de la grand-ville, moi, fille de cambrouse, et j'entendrai un concert de ouaouarons au lieu des sirènes, de la dance music et des pneus qui crissent, j'sais pas où encore, mais je serai à quelque part.


J'ai perdu ma sagesse ça a l'air, mais pas mon appétence.



























Peroxyde, Dewar's and Rock n' roll!

10.5.11

SANTÉ! MENTALE

Des fois ça prendrait ça.


D'autres fois ça prendrait ça.

Ou ben ça.

Mais des fois ça prend plus que ça.

Je sais, je sais. Il fait beau dehors. Mais ce truc est intéressant. Rigolo par bouttes, touchant par d'autres. Pis paraît que mai est le mois de la santé mentale. Comme si le reste de l'année, tsé, anyway. Le trois fait le mois, le cinq le défait, le sept le refait. Le dix, fouillez-moi, j'en sais trop rien. Pis le onze, le quinze ou le vingt-deux, ben, on verra bien.

20.4.11

COMME DE LA GRÊLE SUCRÉE EN PÉRIODE DE CARÊME, TSÉ

Moi j'ai à rien à dire ces temps-ci fait que je me ferme la bouête, mais n'empêche que je lis ou que je regarde, que je zyeute et que je braque à tou'é matins, et ce gars-là, mine de rien, poste quotidiennement depuis j'sais pus combien de temps, ouais, il est d'ailleurs entrain de nous habituer à un sapré beau débit de prises de vue hein, de mots, de quinze secondes de vidéos qui en envoient plein la gueule à chaque matin. Ça suppure ses affaires, ça s'éjecte, ça expulse et ça s'éploie, comme de la grêle sucrée en période de carême ou un halo acéteux en plein soleil printanier. Y'a un gros grain de pluie frette aidé du vent qui glisse le long d'un câble électrique, là, drette là dans la rue déserte quand je regarde par la fenêtre à ma gauche, là où le temps gris et froid et plate inflige peut-être un peu, pendant que lui capture des affaires pas piquées des vers, là où la beauté de l'oeil ravit - et le débit sévit.


Pis moi ben, yé m'en réjouis.




Eh oui. C'est du Gomeux.

11.4.11

TÊTE DE LITOTE



Seize degrés dewor; quarante mille dans mon aorte!