C'est à peu près 120 piasses la tonne. Grosso modo c'est 80 si tu remplis ton pick-up. Ça, c'est pour la scrap scrap. Pour une scrap qui a de l'allure, c'est plus ou moins 4 piasses la livre. Cop, aluminium. Vous pouvez ben courir les poteaux. Moi, la scrap scrap, ça me plaît.
Ce gars-là performs dans sa chambre. Au karaoké. Et il met ça en ligne. Soixante-dix vidéos de lui entrain de chanter. Y'é d'dans en tabarouette. CCR, les Beatles, Tom Petty, Jackie Wilson, etc. J'ai tapé "Moondance Van Morrison" et il est arrivé deuxième c'est peu dire. Non seulement cette chanson vous met la pêche, mais en bonus vous avez une belle illustration de ce qu'est la conviction. Quoi demander de plus en ce jour du Seigneur?
Allez dans l'allégresse malgré la grisaille. Et si vous faith le mal faith le bien. Hé-hé.
Can I just have one more moondance with yoooou, my love. On peut pas s'empêcher de chanter, hein? Quatre minutes quarante-trois c'est pas cher payé pour un petit moment d'extase.
Pis quoi? C'était pas si difficile, finalement. Super. Je vais vivre dix ans de plus dans ce monde débile. (Soupir) Ahhh arrête ton cynisme. Je bois une tisane à la camomille. Une-tisaaaane-à-la-ca-mo-mille-crisse. (Rires) Donne-toi le temps de t'ajuster. Après, tu pourras te le permettre. Je fais rien que penser à ça. Tu dramatises. Ben oui je dramatise. J'ai-tu le droit de dramatiser si ça me tente? Défi Activia, défi All-Bran, défi J'arrête J'y gagne, Défi 10/30, Défi 15/20, 6/12, 4/36, hostie de défis du cul du colice, on peut-tu slaquer un peu? Défi Slaquage, c'tu correct ça? Bois, bois. Bois ton infusion. Ça va te faire du bien. Évidemment, toi aussi tu sais ce qui est bien pour moi. Ouaip. Ouaip? D'abord, va apprendre à parler. Après, tu viendras me dire ce qui est bon pour moi. T'es mal placée pour me dire comment parler, t'arrêtes pas de sacrer. Je sacre pas tout le temps. Souvent. Non. Pas si souvent que ça. Ah oui? Fais-moi rire. (Soupir) Tu vois en ce moment j'y pense. À quoi? Au bon vieux temps. Ahhh tu me fatigues. C'est comme une autre vie... lointaine... perdue à tout jamais. T'as pas le choix de changer tes habitudes pour le moment. Pis bon, entre toi pis moi, un petit break d'la SAQ ça te fait pas de mal. J'ai comme des flashes, ça arrive comme ça Bang! peu importe où je me trouve. Des flashes de... plaisir. C'est drette ça. C'est-tu pas écoeurant? C'est dans ta tête. Ben oui je le sais que c'est dans ma tête crisse! Tu vois, t'as encore sacré. Le tartare de véniriclane, je ne suis plus capable. Ça me fait faire des rêves de fou. Tout le temps. Je suis tannée, comprends-tu ça? Va t'étendre deux minutes. Okay. Mais checke ben ça. Je vais me mettre à faire des rêves de fou. Encore. Des flashes. De plaisir. En couleurs. En noir et blanc. Partout. Des flashes. Des ... Des ... Des ...
No way. Heille. Je viens de me sevrer de quelque chose que je lui ai dit, y’est pas question que je me rembarque dans d’autres choses. La liberté, tsé. L'indépendance. Ef-fi-fi-enne-ni-ni, Feni. Ah envoooye, juste une fois. Essaye, au moins. Si t'aimes pas ça, je t'achale pus c'est promis. Écoute ben. J'ai jamais aimé ça, ces affaires-là. Ça date pas d'hier. Mes parents me disaient t'as-pas-besoin-de-ça-pour-t'amuser, va-jouer-dewor. Des fois, c'est sûr, j'aurais peut-être aimé ça en avoir pour m'amuser, pour rire ou ben pour passer le temps. Je m'occupais à d'autres choses pis c'est pas plus mal. Tsé chose, chuis pas une sainte c'est ben certain. Ça m'est arrivé d'en user chez une copine. Ses parents étaient plus permissifs. C'était rigolo deux minutes, au début, quand le buzz embarquait, mais je me suis vite rendue compte que ça nous rendait violentes et mesquines. Livides, même. Y'é où le fun là-dedans, hein? Ça fait longtemps, ça. Tu peux pas te fier à des vieux souvenirs comme ça. Anyway, tu sais comment que c'est avec toi, t'as oublié la moitié des affaires qui datent de plus de quinze ans. Trois anesthésies. Ben oui, tu dis ça à chaque fois, mais d'après moi, tu te souviens de ce que ça te tente de te souvenir tsé veut dire. Non, non. C'est pas ça. M'en souviens très bien. Ça m'a jamais tenté plus qu'y faut, c'est tout. Ben là y'é trop tard. Comment ça y'é trop tard? Y'é trop tard. Comment ça? Ça va embarquer d'une minute à l'autre. Watche ben ça... Hein? Qu'est-ce que t'as fait? Laisse-toi aller. Laisse-toi aller, laisse-toi aller, m'as t'en faire, moi crisse, des laisse-toi aller. Je t'ai dit que ça me tentait pas. Ça m'a ja-mais vraiment tenté, qu'est-ce que tu comprends pas là-dedans? Va t'acheter un cerveau, hostie. Attapeu. T'es prête? Tu vas t'amuser tu-seul, j'ai d'autres choses à faire. Attends une minute, tu viendras pas me dire que t'as jamais fait semblant d'être en trannnnnnnse, woahhh, en trannnnnse. Faut que tu shakes la tête absolument? Ça fait partie du délire? Ouaaaais, c'est ben certain. Quand t'es en transe, c'est un peu comme du délire. Tu bouges la tête, les bras, les jambes, le corps entier! Tu te laisses imprégner par la vibe, c'est puissant, c'est comme du gros 220 qui te passe dans le corps, woahhhh. Ça a l'air ben spécial, ton affaire, mais je réitère. Non merci. C'est ton tour, là! Tiens. Installe-toi. Ça va? Tu vas en voir de toutes les couleurs. Rouge, bleu, vert, jaune, orange, yeah! Ça va être fort. T'as rien connu de pareil! Les autres trips, c'est vieux et désuet! Checke ben ça. T'aimes ça quand ça groove, hein, ben ça va groover! Ah pis non. Reste pas assise. Lève-toi! C'est ça lève-toi, t'auras plus d'espace pour tripper. Hostie de niaisage. Laisse-toi aller que je te dis. J'suis pas loin. J'suis pas loin. Chuis juste derrière toi. Okay. Je sens que ça vient. Okay. Prépare-toi. C'est Paranoid! Paranoid! De Black Sabbath! Je te le dis, tu pourras pas t'en empêcher. M'empêcher de quoi?
J'ai passé 14 heures en ligne à jouer à Rock Band. J'ai mal au poignet, mal au cou, j'ai perdu toute sensibilité au bout de mes doigts. J'en veux plus. I WANT SOME MORE. I WANT SOME MORE. I WANT SOME MORE. J'ÉTAIS ENTRAIN DE DEVENIR UNE TUEUSE À LA GUITARE, ROUGE ROUGE ROUGE, ROUGE-JAUNE, WHAMMY, BLEU, BLEU, BLEU-ROUGE, WHAMMYYYYYYEAH. J'AVAIS LES YEUX INJECTÉS DE SANG, L'AORTE QUI PULSAIT À TOUT ROMPRE, OUAIS, QUELQUES HEURES DE PLUS ET JE PASSAIS AU NIVEAU EXPERT, faudait que tu manges, NON J'AI PAS FAIM, AMÈNE-MOI DE L'EAU, J'VEUX DE L'EAU, J'AI SOIF, tu joues depuis quand?, PARLE-MOI PAS, FAUT QUE JE ME CONCENTRE, t'as pas mal à la tête?, CHUT! CHECKE! LA CROWD EST EN FEU! J'AI ENVIE DE PISSER, FAUT QUE J'AILLE PISSER APRÈS C'TE TOUNE-LÀ, POSE-MOI UNE SONDE! BLEU-BLEU-ROUGE-VERT-VERT-VERT-WHAMMYYYYYY FUCK YEAH!
J'ai ramené le kit au vidéoclub et j'ai dit au commis c'est démoniaque ton affaire. Il a rit.
Je vous le dis, ça ressemblait à ça. La crowd pis toutte. Ouaaah.
Heureusement que je ne suis pas tombée dans ce funeste enfer. Le stade suivant aurait été Guitar Hero. Je serais devenue une loque humaine intraveineusée à l'amphétamine, sombrant dans les abîmes du jeu vidéo musical. (Soupir). Baaaaah. T'exagères. Non j'exagère pas. Un peu, quand même. Non. Pantoute. Tu vas me dire que c'est important de garder l'enfant-en-soi, c'est ça? Oui, bien sûr. Okay, okay. Arrête de parler. Tu veux pas savoir c'est quoi mon p'tit nom? Laisse faire.
Bon. Ich habe nichts zu sagen, c'pas mêlant. Un petit spécial Printemps.
Bon. Fera.
Astheure m’en vas dehors, question d’emplir de déjections fondues les rainures sous mes chaussures et d’être obligée après de les gratter avec un objet pointu mais pas trop.
Je sortais de Je me souviens. Je buvais un Chaï Latte au soya en me disant c'est quoi c't'hostie de patente-là, c'pas que c'est méchant mais avec la musique en fond sonore, la serveuse trop zen pis le décor... Me suis levée pour checker les livres usagés qui étaient à vendre. Je furetais les titres, la tête penchée. Puis y'a cette fille qui l'a dit à sa tchumme. Me suis revirée de bord, l'ai regardée. Uhm? Ouais. Okay ouin. Je suis allée me rasseoir deux menutes.
Ça fait que c'est ça, tsé. J'ai payé pis chuis partie. Me chercher une bouteille de vin. Que je vais boire tranquillement en écoutant kek morceaux.
Salut l'Grand.
Faites monter l'arsenic Faites monter le mercure Faites monter l'aventure Au-dessus de la ceinture
Ouais. C'est drette ça.
Émotions censurées J’en ai plein le container Je m’accroche aux cendriers M’arrange pas les maxillaires Section rythmique, section de combat Effets secondaires C’est quelles séquelles C’est tout ce qui me reste de caractère
Tête brûlée J’ai plus qu’à m’ouvrir le canadair N’essayez pas de m’éteindre Je m’incendie volontaire À l’analyse il ressortirait Que je suis pas d’équerre Vol de nuit sur l’Antarctique J’attends la prochaine guerre
Jamais d’escale Jamais de contact Avec l’ordinaire Perdu la boussole le compas Erreur volontaire Frôler des pylônes Des canyons Frôler l’éphémère Si tu touches Si tu te crashes Tu rentres dans le légendaire Réalité Réalités Punition exemplaire Si c’est pour jouer les fugitifs Moi je suis volontaire
« Tu sens bon en tabarnak! » demeure un de mes préférés. De compliments. Transparent et direct. Ça a le mérite de surprendre. Ouin. Je préfère le simple assumé au laborieux mal maîtrisé.
« Vous êtes patiente », m'a-t-on dit ce matin. Ah ouin? J'trouve pas, moi. Regarde mes ongles comme il faut. Ai l'air moins zen, hein? « Euh. » C'est ça. Y'a juste le bonhomme Pfizer qui est content-content.
J'ai le teint orange. J'ai gobé cinq livres de carottes cette semaine. Chop-chop-chop-chop-chop-chop (j'prends pas les tites carottes déjà coupées, ça goûte que dalle). J'remplis un gros plat Tupperware, j'mets de l'eau dedans (ça garde le crountch, n'est-ce pas) et je le pose sur feu le spot du récipient à cendres, à ma gauche, sur mon bureau. Est-ce qu'on peut s'intoxiquer aux carottes?
De kessé pour toffer la run? Outre les carottes et le zigonnage de matrices? Je lis. Devrais-je dire je relis. (Est-ce que vous vous sentez cheap de relire un livre? Y'en a tellement à lire, j'veux dire. Tellement enthousiaste que j'en arrache des pages sans le faire exprès. Diantre, c'pas de ma faute : un matador en livre de poche tsé. J'entends craquer sa colonne de temps en temps, mais j'ai pas le choix. Faut le torde les mains nues pour jouir de son contenu.)
Pour le fun, j'ai zyeuté les mots-clés utilisés par les internautes qui retontissent ici. Shuk m'a donné envie de le faire. On peut bien se dire «Ça sert à rien» ou «C'est juste drôle». C'est vrai. Pas drôle drôle au point de pousser des Ha Ha, mais plutôt amusant.
Après avoir lu ce qui en ressortait, je me suis dit «Hein? Comment est-ce possible? C'tu à cause des libellés, des titres?» Non. Pas de Ha Ha à l'horizon. Et j'ai eu l'amusement bref. «C'est ben poche, tabarnak. Pis c'est même pas écrit comme du monde.»
cour de masturbation
Moi aussi j'ai eu le goût d'ajouter un S à cour. Après réflexion, je me suis dit que le gus qui avait tapé ça sur Google était peut-être à la recherche de sensations fortes. Y filait peut-être pas pour une leçon, cherche.
film ila lika ya loulou
J'sais pas à quoi elle fait référence, celle-là. J'fais pourtant pas de critiques cinématographiques sur mon blogue.
st antoine de padoue, vous qui avez le nez fourré partout
Tiens. Un ancien moteur de recherche.
cést trés mal mais il est bon parler le language
Oui, en effet. (Celle-là, je l'ai trouvée déprimante.)
ordre de la mortadelle bashung
Okay. Ici, c'est moi ou on traite Bashung de gros baloney? Pffff.
www.chassequebec.com
Tiens. Ça, c'est rigolo. Ben. Pas rigolo rigolo, on s'entend.
Ah oui. Pis j'ai eu d'la visite de la Thaïlande. Elle, c'est garanti qu'elle s'est perdue.
Bon.
Astheure.
Une tite leçon de masturbation?
Tsst-tsst, c'est le carême!
On s'abtiendre. S'astienbre. S'astiendre. Ah, pis d'la marde.
(Checkez, c'est lui Saint-Antoine-de-Padoue. Y'a l'air smatte.)
à paraître prochainement...
-
* A paraître prochainement:*
*LES CONTES CRUS ET PAS TROP CRUELS DES RUES ET RUELLES DE TROIS-RIVIÈRES*
*titre provisoire*
*Par votre ami Gaétan*
.
-
Adieu Christian, mes sympathies à tes proches et à la Tribu. Je t'ai lâché,
je sais, après t'avoir beaucoup pris. Notre amitié n'était plus vive.
Pourtan...
49 and a life to go
-
Ainsi donc, après une résonance magnétique et une visite chez le neurologue
on m'apprend que je n'ai pas de tumeur au cerveau. Pas de sclérose...
Harakiri de Maryse Latendresse
-
Un roman couleur peau. Sa couverture m’a fait de l’oeil, j’ai plongé et
puis voilà j’en suis ressorti avec la conviction que pour sauver un enfant
du dés...
Pour avoir une idée de quoi on parle
-
"...À l'aube du 20 avril 1914, à Ludlow, coin perdu des hautes plaines du
Colorado, au centre d'une nation américaine en "apparent repos", les
soldats de ...
Vulnérabilité
-
Voici où j'en suis.
Je suis tombé par le plus grand des hasard sur cette conférence cette
semaine.
Seulement, je ne crois plus vraiment au hasard.
Cette da...
Ploutocrasse
-
C'était dans la version électronique.ca de Radio-Canada ICI.
Parfois, je ne peux pas m'empêcher de lire les commentaires.
Oui, je suis masochiste. Et là, ce...
C'est arrivé près de chez nous.
-
La dernière fois que je suis venu ici, l’automne faisait rage mais pas
autant que moi. En sortant, j’ai claqué la porte en oubliant l’adresse.
J’ai déam...
"Nous pleurnichons sur la liberté absente et nous n’avons même pas essayé la liberté. […] Ici, je commets un canadianisme : tout d’un coup qu’on serait libres ?"
Jean-Paul Desbiens, Les insolences du Frère Untel, Montréal, Les Éditions de l’Homme, 1960, p.83-84.
On ne peut rester éternellement en suspension entre le quai et le lac.
"Ah, à quoi ça sert de rigoler, la vie est trop triste pour passer son temps à rigoler, dit le ténor en regardant la rue les yeux baissés. Mierde! dit-il. Je n'ai pas d'argent et je m'en fous ce soir."
KEROUAC, Jack. Sur la route.
L'eau du lac n'est pas chaude chaude, mais un coup saucé, on est ben.
"Même une cour à scrap ça peut être beau vue d'en haut... On dirait un tableau de Borduas."