C'est à peu près 120 piasses la tonne. Grosso modo c'est 80 si tu remplis ton pick-up. Ça, c'est pour la scrap scrap. Pour une scrap qui a de l'allure, c'est plus ou moins 4 piasses la livre. Cop, aluminium. Vous pouvez ben courir les poteaux. Moi, la scrap scrap, ça me plaît.

31.10.10

L'EXPRESSION DU DIMANCHE (II)



« T'es pas barré à quarante, toé! »


Avoir de l'audace, ne pas être gêné. Mais d'où vient le quarante?

21.10.10

CHAISE PLIANTE


Paul ressemble comme deux gouttes d’eau à André Sauvé. C’est un des employés du camping. Plus relaxe que ça t’as le système nerveux d’un chêne. Il commence à être habitué de me voir, je suis là depuis presque deux semaines. Quand il me voit, il s’approche le plus naturellement du monde. Le genre de personne avec qui on n’a pas envie d’éviter la conversation. Plutôt rare comme événement.

— Bon matin, que je lui fais, entre deux gorgées de café.

Je me suis baladée avec ma tasse thermos du Refuge Pageau, et il m’a vue entrain de zyeuter la programmation à venir du camping agrafée sur un poteau. Des courts-métrages vendredi, une épluchette de blé d’Inde samedi.

— Bon matin, qu’il me fait, les mains dans les poches et le regard reposé.

Il a l’air d’un gars du matin. Mais qu’est-ce que j’en sais. Il s’est peut-être couché tard.

— Le Festival des courts-métrages, ça attire-tu ben du monde?
— Non.
— Je vais sûrement venir voir ça. Ça se passe où? Dans le parc?

Le parc est juste devant nous. Installé tout au bout, après les balançoires semi déglinguées et l'unique glissade, il y a un espace surélevé qui fait office de scène dont le fond est délimité par du treillis.

— Ouais. Les films sont intéressants en général. Mais souvent il sont… j’sais pas. Durs.
— Les sujets sont lourds?
— Ouain. C’est souvent très noir. C’est rare que c’est léger… ou vraiment drôle.
— Des petits films coup de poing hein...
— Ouain, c’est ça.
— J’imagine que ça doit pas trop plaire ici, hein? C’est pas ce qu’il y a de plus « festif » des courts-métrages qui fessent un peu...
— Ben, tsé, les gens préfèrent s’amuser, rire en vacances… Des fois, c’est assez sombre merci. Surtout ceux de cette année…
— Ouain. Je vais venir.

J’avais pris ma chaise pliante au cas où. Un peu après vingt et une heures, j’ai terminé ma soupe et je suis partie. À mon arrivée, il n’y avait pas un chat. Étonnée mais sans trop l’être finalement, je me suis choisie un endroit de qualité, à l’avant mais pas trop, question de n’avoir aucune tête devant moi. Le gars de la sono s’est approché et m’a dit :

— Le meilleur spot, hein?
— Ouain ben j’ai apporté ma chaise, je pensais qu’à cette heure-là…

Et je n’ai même pas terminé ma phrase, je la trouvais inutile. Et niaiseuse. Il a ri, puis a mis du Radiohead en attendant de lancer le truc.

J’sais pas pour les autres, mais moi j’ai passé une maudite belle soirée. Même qu’à un moment donné, j’avais les yeux qui baignaient dans leur jus. Le court de Pedro Pires. Avec la collaboration de Robert Lepage. Danse macabre que ça s’intitulait. J’avais bien fait de venir avec ma chaise pliante.

Ouain.

Mets-en.



19.10.10

BLEU



Je lui dirai les mots bleus
Les mots qu'ont dit avec les
yeux
Parler me semble ridicule
Je m'élance et puis je recule
Devant
une phrase inutile
Qui briserait l'instant fragile
D'une rencontre
D'une rencontre

Je lui dirai les mots bleus
Ceux qui rendent les
gens heureux
Je l'appellerai sans la nommer
J'aime le silence immobile
D'une rencontre
D'une rencontre



Je n'en doutais pas une seconde, le bleu la caractérise superbement. Celui qui émane de ses yeux bien sûr, mais de sa personne toute entière aussi.

Ouais. Le bleu lui va à merveille.



11.10.10

INTENSE, PUR ET VRAI

Je poste ce billet ce soir sans même pouvoir y ajouter de photos.

Parce que je n'en ai pas. Aucune. Pour le moment...

Elles sont toutes dans ma tête. Quelque part entre mon hémisphère droit, mes nerfs optiques et mon aorte... Quand je cligne des yeux j'en vois un bon nombre, et quand je ferme les yeux j'ai un diaporama qui défile, des images mémorables dont certaines sont floues (mais ça, c'est une autre histoire hein), ça s'est passé vite, bien vite, et j'aurais voulu arrêter le temps et vous comtempler tous, beaux et belles, souriants, et chaleureux et vrais, tous réunis, venus de partout, de Brossard comme de Sainte-Marthe-sur-le-lac, Rawdon, Longueuil, Eastman, en passant par Saint-Jérôme et Lille!, Laval, Montréal and so on, et aussi ceux qui ne pouvaient être là de corps mais qui l'étaient d'esprit, ô que oui, je vous le dis, la température ambiante de l'Absynthe est devenue un véritable four, une fournaise même, et le mien de thermostat bouillait à gros bouillons de bonheur brûlant...

Que dire, sinon merci. Un beau et grand et immense merci d'avoir été là.

Hostie. Je n'en reviens toujours pas.

J'avais une Cortland dans le corps, trop fébrile vous savez, et puis ça a déboulé, intense, pur, et vrai, une pointe all-dressed pour éponger (merci Christian!), puis un Subway (merci mon homme!), mais je n'avais guère d'appétit pour rien d'autre que de vous déguster, là, tous, chacun, avec votre présence si chère, si singulière, si espérée, ouain, intense, hostie que c'était intense, hostie que ça a passé trop vite, j'ai l'impression que notre marathon n'a duré qu'une petite heure, whoa, étourdissant, ouais, c'était étourdissant, beau et intense et chaleureux, je vous remercie tous et toutes, du fond de mon petit coeur qui palpite encore, d'être venus, ouais, d'avoir décidé de vous pointer, de nous avoir fait honneur de votre présence, hostie j'en reviens pas encore... Alain, Alain, merci. Quelle attention touchante et délicieuse! Je suis un peu pompette ce soir (Merci Myriam!) et j'en aurais long à dire et en pense davantage sinon plus, mais je suis submergée par l'émotion et il me faudra au moins quelques jours pour faire descendre la poussière comme on dit, c'est comme ça, vous savez, ouf. Ouain.

On gagne toujours à être précis.
Fait que.
Merci.


(J'arrive de l'aéroport.
Les départs, hostie que c'est pas gai.)

Mais on réitérera...




La toile est de Patrick Natier (Désert Blues). Ouais.

5.10.10

LE VENT NOUS PORTERA



Ouain.

Bien hâte de vous serrer la pince.

Depuis le temps hein.

(Pis que j'en voye un se présenter avec son pseudonyme, sacrament!)

;)

28.9.10

SIMPLEMENT DU MONDE























Communiqué de presse
Pour diffusion immédiate


SIMPLEMENT DU MONDE
Exposition de l'artiste-peintre Gaétan Bouchard au Terrasse Café Bistro

L'artiste-peintre Gaétan Bouchard présente son exposition «Simplement du monde» du 28 septembre au 28 octobre 2010. L'exposition aura lieu au Terrasse Café Bistro, situé au 547 de la rue Bonaventure à Trois-Rivières.

Les toiles retenues pour l'exposition présentent essentiellement des foules de bonne humeur. De la plage à la tempête de neige, d'une nuit à l'expo au combat de lutte, l'artiste présente une vision caricaturale du monde où la joie de vivre se manifeste en couleurs vives et en formes rondes.

Les tableaux de Gaétan foisonnent de personnages inspirés du monde et du quotidien de Trois-Rivières.

L'artiste de 42 ans est natif de Trois-Rivières.

Source:
Gaétan Bouchard

26.9.10

AMBIANCE MUSICALE ET PINOTTES EN ÉCALES


18 heures :

20 heures :


22 heures :

Samedi le 9 octobre 2010
À l'Absynthe
1738 Saint-Denis, Montréal

— C'est quoi ça?
— Une invitation.
— Pour? Un triathlon?
— Ha! Si on veut... Pour une petite soirée.
— Pour l'Halloween? Faut-tu se déguiser?
— Nenon, laisse faire le déguisement.
— On fête quoi d'abord? L'Action de grâce?
— C'est un petit lancement-on-the-side. Pour le livre, pour l'album. Pis pour fêter un peu tout : l'automne, la future fin du monde qui n'est pas arrivée encore, l'amitié, le fait qu'on soit encore en vie!
— Y va-tu y avoir des pinottes en écales pour vrai?
— J'sais pas. Mais si ça te tente de prendre un break des émoticones, c'est le temps : y va y avoir du vrai monde, des vrais sourires pis du vrai alcool. Tsé du monde que t'as connu icitte, mais qui habite un peu partout. Parle-parle jase-jase depuis des mois, des années, même. Ben là, c'est l'occasion de leur serrer la pince en trois dimensions pis d'entendre leur voix.
— Tu parles de quoi au juste?
— De la première image...
— ...
— ...
— Aaaaaaaaah!
— C'est l'fun hein?
— Faut se déguiser en cannibales gentils?


Y'aura ni déguisement, ni de tenue de soirée. Si le coeur vous en dit, vous venez faire votre tour. That's it. Longtemps ou pas longtemps, c'est vous qui voyez. Les deux vont nous/leur/me faire plaisir. Beaucoup.


— Pis sais-tu quoi?
— Quoi?
Blue se tape un aller-retour de trois jours pour venir faire son tour.
— Hein? 'Est folle en crisse!
— Mets-en! Pis on l'aime de même.






image des cannibales gentils trouvée ici :
http://fakirdsgn.blogspot.com/2009/03/tribu.html
fakir design blog

24.9.10

UN AN

Ce billet ne sera pas gai, mes amis, hey non,
je viens de comprendre ce pourquoi j'ai le taquet bas aujourd'hui...

Demain, ça fera un an.

J'ai le respect des morts. Ouain.

Et surtout mémoire des eaux que j'ai pleurées.




Je pense qu'à soir, je vais compter mon petit change, pis je vais aller me chercher La constellation du Lynx.

Ça va peut-être me faire du bien.

Ouain.


15.9.10

LES MERCREDIS NE SONT PAS MORTELS


C'est comme à Pâques, à trois heures de l'après-midi, quand y'a le soleil qui se pointe entre deux nuages.

C'est comme à Nowell, mais à la puissance mille. La seule différence, c'est que je ne suis pas pressée de défaire le sapin.

C'est comme à mon anniversaire, genre quand j'ai eu 5 ans. Sauf que là, j'ai le droit de boire de l'alcool.

Mercredi, le 15 septembre 2010.
Aujourd'hui, je fais de la place dans mes tiroirs.

Ya!

12.9.10

L'EXPRESSION DU DIMANCHE


« Hostie d'amanchure à' praille! »



Amanchure : Disposition, situation, arrangement, le plus souvent bizarres ou fâcheux.

Praille? Prie? Pry? Je sais pas trop.

Quelqu'un sait?