C'est à peu près 120 piasses la tonne. Grosso modo c'est 80 si tu remplis ton pick-up. Ça, c'est pour la scrap scrap. Pour une scrap qui a de l'allure, c'est plus ou moins 4 piasses la livre. Cop, aluminium. Vous pouvez ben courir les poteaux. Moi, la scrap scrap, ça me plaît.

10.10.08

UN GROS BUCK DANS' BOÎTE DU TRUCK


Jean-Guy ne s’attendait pas à payer le gros prix. En montant à Clova, Réjean lui avait dit tu l’entends pas ton rattle ? T’es sourd ou tu fais à semblant ? Ça a pas d’allure, Jean-Guy, y va falloir que tu y vois. J’entends rien, moi, que Jean-Guy répétait. Il s'est efforcé de rire pis y s'est étouffé noir. Ben voyons donc. Avoir su ça, on se serait arrangé autrement. Y’a pas de quoi s’énarver, Réjean, on va se rendre, on va se rendre... Mais l’autre, y en rajoutait tout le temps : T’es sûr que tu veux pas t’arrêter, on pourrait faire checker ça… Non, non, non. Inquiète-toi pas. On va s'arrêter pour manger une patate t’à l’heure pis le moteur va prendre ça easy un petit peu. Ça va être correk... Ouain, ben penses-y ben comme il faut, parce que tu ne trouveras pas personne pour te donner un coup de main, une fois qu’on va passer les 40 miles de garnotte pour se rendre au camp. J’te dis que tout est correk. T’as peur que je scrappe ta semaine à’ chasse ? Si j’te dis qu’on va se rendre, c’est qu’on va se rendre. Pis on va même redescendre avec un gros buck dans’ boîte du truck ! J’te le dis, moé.

Réjean n’est pas convaincu. Clova, c’est pas la porte d’à côté. Jean-Guy veut pas le dire, mais il l’entend, le rattle, lui aussi. C'est ben certain. C’est pour ça qu’y grimpe le son de la radio pis qu’y fait à semblant que tout va bien. Mais il l’entend pareil, pis fort à part de tça. Y'a la petite lumière rouge qui vient de s’allumer, le moteur a d’la misère. C’est le show des lève-tôt, à CFLO Mont-Laurier, et y’a Julie qui annonce moins douze degrés pour c’te nuitte.

Christ, Jean-Guy, que Réjean dit.

C’est vrai que ça’ a pu de bon sens. Jean-Guy parle pas, mais y pense en sacrament. C’est garanti qu’on se rendra pas. C’est pas rien qu’un rattle, qui se dit, c’est plus sérieux que ça.

La pancarte du Lac Saguay leu’ passe sous le nez. Au virage, drette dans une toune d’Isabelle Boulay, la machine donne deux trois à-coups et s’affole. Jean-Guy a perdu le contrôle. Le pick-up patine su’a chaussée, semble attiré par le fossé. Réjean est su’l gros nerf, y’empoigne le steering. Jean-Guy, christ ! Pourquoi tu m’écoutes pas quand j’te parle ? Colice de bucké à’ marde ! En moins de temps qu’il faut pour le dire, y garoche son Export’A par la fenêtre pis y pèse su’l genou de son compagnon de chasse. Le pick-up s’immobilise. Colice, Jean-Guy ! J’te l’avais dit ! Ostie de viarge de colice !

Réjean s’en veut, c’est ben sûr. D’être là. De ne pas être parti à chasse avec un autre gars que Ti-Guy, pis sa machine pourrie. De ne pas avoir pris son truck, son beau Chevrolet Kodiak de l'année. Mais la garnotte, c’est pas bon pour la peinture flambette. Le sang chéssé dans’ boîte du truck, ça fait pas propre. Y s’en veut aussi – mais ça, il ne le dira jamais - de ne rien connaître aux fuck mécaniques. L’entretien, les mises au point. Pour lui, c’est du chinois. Mais là, quand même, y’a un maudit boutte à toutte. Ti-Guy, y’é pas à son affaire pantoute.


Ti-Guy?


* * * * *

Vers l’heure du midi, le téléphone sonne chez Ghislaine. Acceptez-vous les frais, qu’on lui demande. Ben oui. Elle brasse sa sauce à spéghatti. Allô ? Réjean ? Vous vous êtes pas rendus ? Y’é où, mon Ti-Guy ? qu’a demande.


Y’a faite un infractusse du myocarpe en montant. Inquiète-toé pas, Ghislaine. Y devraient le réchapper.


8.10.08

QU'EST-CE QUE J'AI FAIT?

«J'aime mon prochain mais je me domine »

Pierre Desproges

6.10.08

COME AND SEE AND I SAW


Kin. Pour débuter la semaine.

5.10.08

SONNEZ LES MATINES



On (qui exclut la personne qui parle bien entendu et qui, dans le présent cas, inclut Christian Mistral - via The blog of the blogs) m’a tendu une bien ravissante perche ce matin*. Ça fait qu'après une heure de sténo hystérique, de rewind et de caféine, je vous livre cet extrait en guise d'office des matines. Quel sapré bougre, ce Jack Kerouac. Et ma foi, fort plaisant à zyeuter.

Fernand Séguin : Le premier qui a assuré votre succès, là… On The Road. Vous êtes devenu le fondateur de la Beat Generation. Qu’est-ce que c’était, la Beat Generation pour vous ? Parce que tout à l’heure, euh… on disait de vous…

Jack Kerouac : Ben y’avait la Lost Generation de 1920… pis c’était 1940-1950… pis on disait qu’est-ce qu’on va appeler ça, qu’est-ce qu’on va appeler ça ?

FS : C’est vous qui l’avez inventé, ce terme-là… Beat Generation ?

JK : J’attendu… ouais… J’attendu des vieux vieux bonhommes dire ça dans le su’, des vieux nèg’, « Beat ».

FS : Dans le sens de… écrasés ? Vaincus ?

JK : Oui. Pauvres. Après ça, j’ai été dans la petite église de Sainte-Jeanne-D’Arc. Pis tout d’un coup, j’ai dit Ha-Ha ! Beat… Béate.

FS : Béatitude ?

JK : Ouuuh.

FS : Ça a changé de sens alors dans votre esprit…

JK : Beato en italien. Beato. Béatifique en français.

FS : Mais est-ce qu’y avait pas aussi le sens de Beat (Il claque des doigts) de l’orchestre Jazz ?

JK : Ouais… pis le sens de tça (Il rame) pis de tça (Il rame toujours). Comment qu’on fait ça ? Les canous ?

FS : Les canots.

JK : Pis le drum. Poum tchouk poum. Pis euh… toute… C’pas important. Le nom est pas important.

FS : Mais, euh…

JK : Les enfants sont importants.

FS : Mais vous dites que le nom est pas important, mais vous refusez d’être appelé un Beatnik. Vous n’êtes pas un Beatnik ?

JK : Le Beatnik, c’est un terme euh… ouh… ouh… J’avais un beau mot pour celui-là. (Rire général) Dénigrateur ? Denegrading ?

FS : Péjoratif ?

JK : Péjoratif !

FS : C’t’un beau mot !

JK : Inventé après spoutnik. Tsé, pour faire avoir d’l’air les ti-idéalistes de l’Amérique qu’y font de l’indépendance… d’avoir d’l’air comme des Russian spies. Nik. Beatnik. Spoutnik. Peacenik.

FS : En somme, ce que vous voulez dire, c’est que… à partir du mouvement de la Beat Generation, qui était un mouvement littéraire et même un mouvement poétique…

JK : Politique ?

FS : Poétique.

JK : Poetic ?

FS : Oui.

JK : Ben littéraire, c’est poétique !

FS : Mais je veux dire de la prose et puis des vers, aussi. Des choses qui…

JK : Ah oui, ah oui. Des verses. On dit pas « verses » ?

FS : Vers.

JK : Ah yeah ?

FS : À partir de…

JK : Pourquoi d’abord qu’on dit pas « verses » ? Humf. (Rire général)

FS : Pourquoi pas ? Y’avait de la prose pis y’avait du verse.

JK : Oh boy !

FS : À partir de ce mouvement central, qui lui était littéraire disons, y’a des parasites qui sont arrivés. Des gens qui ont voulu faire semblant de faire partie de ce mouvement-là. Et qui eux étaient des…

JK : Des bohemians. Des bohemians y’ont arrivé avec leur barbe pis leurs sandales, placés tout alentour, toute la nuitte, pis y m’watchaient. Pis ci, pis ça, pis.... Y faisaient pas rien. Pis y travaillaient pas, pis... On a toute travaillé, les écrivains ! Toutes sortes de jobs… J’étais un journaliste une fois. J’t’encore journaliste… Pis euh… Ça a donné un… c’est plus important que ça. J’tais fâché à propos de ça, y’a dix ans. Quand les bohemians y’ont rentré. Mais après ça, les jeunes y’ont commencé à renter. Astheure, ils s’appellent Now Generation… Action Generation ou ben… sans nom. Love Generation. LSD Generation. Mais, c’est des enfants aujourd’hui, les nouveaux. 18, 19, là. J’sais pas qu’est-ce qu’y vont faire mais… moé, j’suis assez vieux pour être leur père, là.

FS : Oui, ça c’est …

JK : 45 !

FS : C’est le diable qui se fait ermite, là.


JK : Hein, le quoi ? (Rire général)

FS : The devil that turns hermit.

JK : Qu’est-ce que ça veut dire, ça ?

FS : Maintenant que vous…

JK : Le diable devient ermite… Y’a jamais été ermite, c’t’orgiastre-là. Hé Hé.

FS : Maintenant que vous avez 45 ans, là, vous regardez les jeunes pis vous dites ben euh, j’pourrais être leur père.

JK : Les nouveaux jeunes… sont fins. Pis y cherchent de quoi.

FS : Si vous aviez 20 ans aujourd’hui, est-ce que vous referiez la même chose que vous avez faite ?

JK : Ben, je l’ai déjà faite, j’suis tanné. (Rire général)

FS : Dernière question, en 30 secondes. Qu’est-ce que Jack Kerouac pense de Jean Kerouac ?

JK : Euh… Qu’est-ce que ça veut dire ça ?

FS : What do you think of yourself ?

JK : Oh ! Qu’est-ce moé je pense de moi-même ?

FS : Oui !

JK : Je suis tanné de moi-même. Ben, j’sais que je suis un bon écrivain. Un grand écrivain. J’suis pas un homme de courage. Pis euh… Mais y’a une chose que je sais faire, c’est écrire des histoires, c’est toute.



Fernand Séguin rencontre Jack Kerouac, le 7 mars 1967.
*En espérant le tout conforme à votre entière satisfaction. C'est vrai qu'un "on", ça fait pas mal anonyme.

4.10.08

IL ÉTAIT UNE FOIS

Hier, j'ai rencontré un vieil italien pas trop commode. Il devait avoir soixante ans passés. Quand il m'a filé sa carte d'assurance maladie, j'ai souri. J'ai regardé le bonhomme et je lui ai dit :

"C'est tout un prénom que vous avez là, monsieur."

Son faciès s'est transformé, ses traits se sont adoucis et il m'a répondu, souriant et plein de fierté :

"Ouais. Je sais."

Sergio-Leone

Le gars y'é né dans les années 30 ou 40. Ses parents ont peut-être eu une vision à sa naissance ou ben le bonhomme a décidé de modifier son identité en cours de route... J'sais pas ce qui s'est passé, mais moi j'le trouve cool en christ son prénom.

2.10.08

COMA DE STADE 4 ET AUTRES MALAISES



Chacun y va de son analyse sur le débat des chefs. Même le Journal de Montréal s’est réservé un petit coin de la page frontispice pour la chose. Une petite affaire, dans le coin supérieur gauche, rien de bien imposant parce que ça aurait détrôné le photomontage de Julie Couillard et de sa superbe citation bordée d’une véritable bulle de bande dessinée « J’ai été très douce avec lui ». On s’en tabarnak-tu , de Julie Couillard?

Je l’avoue en toute honnêteté, je suis quasi nulle en politique. Je me laisse un « quasi » parce que bon, y’a pire que moi. Si vous me flanquez au beau milieu d’une table ronde de recherche sur les politiques en matière d’adoption internationale, je vais me mettre à réciter des versets sataniques dans la langue d’Elisabeth May - l’écume au bord des lèvres - me renverser du café bouillant sur la tronche et égrainer des verres en stirofoam pour ne pas sombrer dans un coma de stade 4. Mais me balancer par la fenêtre pour en finir avec ce cauchemar, ça non. Je resterais parmi les érudits, de peine et de misère, avec le souhait de devenir plus brillante en la matière.

Ce qui fait qu’à 20 heures, hier soir, j’étais assise devant la télé avec un gros bol de soupe aux légumes. J’étais presque excitée.

À 20 heures 32, je cantais.

À 20 heures 56, je dormais.

Entre temps, Stéphan Bureau a poussé une couple de craques - ce qui m’a fait marrer. Stéphane Dion, lui, me faisait pitié. Quelqu’un a compris le charabia d’Elizabeth May ? Et Jack ? Jack, y’é smatte. C’t’un bon Jack, Jack. Duceppe était à son aise. C’est ben sûr, y’en est pas à son premier débat. Pis l’autre, là, le cowboy amorphe et rétrograde, ben y’é amorphe et rétrograde.

À 20 heures 57, j’étais dans un coma de stade 4.

Mais je suis de bonne foi ! Je vais mettre ça sur le compte du cadran qui sonne à 4 heures et demi à chaque matin, des médocs que je mange à la pelletée et des oreillers qui me calaient les reins trop bien.

Anyway, j’sais déjà pour qui voter. C'est étrange... J'ai une sensation de dayjavou que j'arrive pas à replacer.

1.10.08

SLUDGE



En sortant du métro, un homme en complet veston me tend un flyer sur lequel on peut voir la tronche de Jack Layton. Je me dis C’est quoi ça ? Ah, c’est juste lui.

Le bras du gars est encore tendu. On dirait qu’il pense que parce que c’est gratis je vais le prendre. M’en fous de Jack Layton, moi. Y’a l’air sympathique. Y’a pas l’air méchant. Y’a l’air d’un Joe-barbecue. Je l’imagine bien entrain de piquer ses steaks, boire sa bière dans un boc en verre et lâcher deux trois blagues pas trop vulgaires.

Alors je lui dis « Non merci ». Le gars n’en fait pas trop de cas. Y’a déjà spoté une fille derrière moi.

Je me dis qu'a doit être plate en maudit, sa job, à lui. Je me mets à tousser en pensant que ça ne peut pas être pire que de faire le lapin de Pâques, à 7 piastres de l'heure, au coin de deux boulevards achalandés. Je me souviens, on me faisait des fuck you.

En tournant le coin de la rue, une quinquagénaire est entrain de dégobiller par terre. Elle se cache comme elle peut entre une clôture et une cabine téléphonique. C’est une petite madame toute quioute avec son petit sac à main à motifs chamoirés. Petite veste de laine. Petits souliers vernis. Je marche vite. Le monde m'énarve. Puis je me dis wo. Menute. Fais pas comme les morons qui attendent l’autobus pis qui la regardent se vider le corps. Peut-être ben qu'ils ne la voient pas. C'est dur à manquer, un petit bout de femme plié en deux qui dégueule discrètement.

Je m’arrête et m’approche d’elle. Elle vomit du liquide. On dirait de la bile. La petite dame est embarrassée et ne me regarde pas. « Ça va, madame ? » que je lui dis. « Oui, oui » me répond-elle avec empressement. Je renchéris. «Avez-vous besoin de quelque chose ? Un kleenex, j’sais pas moi.» « Non, non. Merci.» Ok. Bon. A veut rien. A veut la paix. Elle me sourit timidement et continue de dégobiller. Je m'éloigne.

Je passe devant la file d’attente. Certains zyeutent toujours la dame; d’autres se sentent moins coupables depuis que je suis allée la voir. Parmi les trois chanceux qui ont pu s’asseoir sur le banc, il y a une jeune qui est entrain de lire un pavé. Elle est concentrée, c’est beau de voir ça. Y’a rien qui la dérange, elle est dans son monde. Mes yeux cherchent le titre du livre.
Les filles de Caleb.

29.9.08

JOURNÉE DE SCRAP


J’ai câlé off ce matin. C’est rare que je fais ça parce que je suis une fille bien élevée - à moitié par un père sévère, une mère manquante et une famille d’accueil ousse que t’avais pas intérêt à niaiser – mais là, je filais pas pour déplacer mon cadavre de corps dans un lieu public. J’ai beau avoir une toux creuse et glaireuse, les intestins imprévisibles et l’œsophage qui travaille à l’envers, je me sens un tantinet coupable. J’suis d’même des fois.

Quand je me tiens à la verticale, on dirait que c’est moins pire. Je me dis que tant qu’à ne pas dormir, aussi bien me tenir proche de la salle de bain. Je n’ai pas de laptop – on s’entend – mais je me tiens quand même au bout du corridor, à sept ou huit enjambées rapides. Et je rumine.

Je regarde mon chat qui regarde dehors. Je regarde les affaires empilées sur mon bureau, les kleenexs qui ont rebondis de ma poubelle, la pile de lavage pas pliée qui traîne sur mon divan pis la seule chose que j’ai la force de faire, c’est rien. Mais pas totalement rien. Pas le rien du vrai rien. Je clique sur ma souris, je lis des affaires et je bizoune sur mon blog en toussant sur le clavier.

OSTIE DE BLOG À MARDE ! ON EN PERD-TU, DU TEMPS, LÀ-DESSUS ?

On le sait, et puis on y revient. C’est-y une maladie mentale ? Un stade freudien pas réglé ? Une thérapie qui coûte pas cher ou une maudite manie ? Pis là, tu te dis : ouin. C’est-y un passe-temps qui va me passer ou ben une affaire qui va me rester ? Watch-toé. Tu veux pas que ça devienne une patante à la première personne du singulier, un déversoir de sentiments mal digérés, un journal intime avec des photos de Patrick Swayzé.

Woupe-laï… J’ai le tourni. Faut pas que je m’excite. Je vais vider ma poubelle - tranquillement pas vite – parce qu’elle m’écoeure, pis je vais essayer d’être productive selon les moyens du bord qui ne sont pas forts forts.

J'ai-tu dit : « Vider ma poubelle ? »

Ostie.

C’est-y à ça qu’y sert, mon blog ?

OK. Ça va faire, Gordon ! (Je me parle des fois.) (En général, je reste polie.)

Zyeute-donc ton agenda, pour voir tout ce que t’as à faire ! (Ah ben bout de viarge!)


OSTIE D’AGENDA DE MARDE DE CUL DE CHRIST !

Le gars qui a inventé, ça, hein, y doit-tu être content de sa shot ? Il doit se bidonner avec Joe post-it, à se dire « On les a-tu eus, tu penses ? »


M'en va t'évacuer ça, moi, cette tite voix-là.


28.9.08

HELLO RUBY IN THE DUST



Je déteste les lundis. Mais y va y avoir un lundi, en décembre prochain, qui ne sera pas un lundi ordinaire. La fin de l'automne sera sale, morne et grise. La neige, probablement pas arrivée encore. Mais je sens que ce show-là va durer longtemps et que les tounes ne seront pu arrêtables. Les guitares vont sonner gras, lourd et crade et c'est deux ou trois générations qui en redemanderont encore.

Je l'avoue, j'ai hâte. Comme quand j'ai vu Bashung deux soirs de suite. Pendant quelques secondes, tu te dis que t'aurais pu mettre ton argent ailleurs. À ben des places. Mais ça ne dure que quelques secondes parce que que tu te dis que ce qu'y se passe là, devant toi, tu peux pas le mettre de côté dans des REERS.

Des légendes vivantes, c'est drette ça.

L'AMOUR À L'ÂGE ATOMIQUE...SUITE ET FIN.



« Jeunes filles, n’acceptez pas les faux prétextes qu’invoquent certains de vos prétendants pour justifier leur vie désordonnée. Proclamez bien haut l’égalité des deux sexes devant la loi de Dieu. Sinon, comment pourriez-vous espérer que votre mari, après avoir traité tant de femmes en simples instruments de plaisir, se conduise envers vous d’une manière différente dans le mariage ? À l’œuvre donc ! Clamez la vérité et pourfendez l’erreur ! Et, ce qui vaut mieux, aidez vos compagnons dans leur attitude langoureuse, tout vêtement immodeste, toute parole aguichante. Sachez qu’une bête immonde sommeille chez les plus vertueux, prête à bondir à la moindre provocation. Faites plus : conseillez la prière et le recours aux sacrements, rappelant aux intéressés la parole de Jésus : « Ceux qui est impossible aux hommes est possible à Dieu ». Une fois mariée, vous serez traitées, non en esclaves de harem mais en compagnes aimées et respectées. Jeunes filles en quête de maris, choisissez parmi les garçons restés purs ou qui luttent pour le redevenir. Ce ne sont pas des anormaux comme certains noceux malhonnêtes essaient de le faire croire. Ils jouissent, au contraire, d'un bel équilibre et de nombreux trésors : humains et surnaturels. Les tentations ne manquent pas. Avec la grâce de Dieu, vous saurez les vaincre... »


DESMARAIS, Marcel-Marie, L’amour à l’âge atomique, Montréal, Les Éditions du Lévrier, 1950, p.15-16.